Comment gagner un appel d’offres

Vous êtes certainement confronté à des opportunités qui, pour être concrétisées, doivent sortir gagnantes d’un processus d’appel d’offres. Le recours aux appels d’offres, ou encore Request For Porposals (RFP), résulte en effet d’une professionnalisation croissante des achats qui permet directement à l’émetteur de s’assurer de prix plus compétitifs.

C’est ainsi que la réaction à la réception d’un appel d’offre est souvent mitigée. On se réjouit ainsi d’abord d’être en position de pouvoir gagner une nouvelle opportunité. Mais il est clair aussi que l’effort, souvent important, peut être vain ; et que la pression sur le prix va être forte.

Voyons ensemble 3 moyens simples d’améliorer votre taux de succès sur les appels d’offres.

1. Comprendre que la réponse à un appel d’offre n’est pas un instrument de promotion

Ce n’est pas en écrivant que vous êtes les meilleurs que vous allez gagner. Les clients ne se préoccupent pas d’abord de vous mais d’eux-mêmes.  Ils s’attachent d’abord à LEUR business et à LEURS problèmes pour lesquels ils recherchent des solutions.

Evitez dès lors de décrire en long et en large l’historique de votre entreprise sur les 10 dernières années en vantant la qualité de vos produits et services. Votre offre doit d’abord montrer à vos clients que vous avez bien compris le problème pour lequel ils vous sollicitent et que vous comprenez aussi l’impact de ces problèmes sur leur business.

Ne dites pas que vous êtes formidable. Montrer plutôt comment vous avez résolu le même type de problème dans d’autres contextes.

2. Cherchez toute opportunité de renforcer les relations

La réponse à un appel d’offre s’intègre dans le processus de vente. Ce processus est d’autant plus fluide que la relation avec votre client ou prospect est au zénith. Quel que soit votre domaine d’activité, vous êtes dans le business des relations. Même dans un processus formel d’appel d’offre, le relationnel avec ceux qui participent à la décision est un paramètre clé du succès.

Identifiez dès lors tout moyen de pouvoir rentrer en contact avec votre client et d’être en relation personnelle avec lui. Ne pensez pas seulement à poser des questions pertinentes mais à apporter à votre client une information qui aura une plus-value dans le processus.

3. Ne pas attendre trop du client

Ce n’est pas parce que vous allez écrire 60 pages que votre client va les lire. Trop décrire peut même donner de bonnes raisons à votre client de ne pas vous retenir.

A la fin de chaque chapitre de votre proposition, demandez-vous si le contenu du texte produit a de la valeur aux yeux de votre client. Peut-il voir clairement le retour sur investissement sur ce que vous exprimez ?

Cherchez aussi à vous différencier, utilisez des images qui feront naître plus rapidement les bénéfices de la collaboration avec vous (voir pour cela http://www.expando.eu/etre_compris.html). Ne laissez pas votre prix devenir le critère majeur de différenciation.

Qu’allez vous faire maintenant ?

Sébastien Assouad

Vous êtes dans le business des relations

« Business is relationships ». Rares sont les domaines d’activités où cette expression ne prend pas tout son sens.

En effet, qu’ils soient actifs directement dans la vente ou pas, ce qui distingue les meilleurs contributeurs au développement du business des autres, c’est leur capacité à construire des relations de premier ordre avec leurs clients, leurs collègues et leurs sources de références.

Ces professionnels se considèrent comme des entrepreneurs dans le « business des relations ». Ils ne se voient pas seulement comme des experts (de l’ingénierie, des services financiers ou de l’ IT par exemple), ils se voient aussi comme des véritables artisans de la relation saine et réciproque.

Tous les collaborateurs qui ont un contact client ont un rôle à jouer dans le développement de l’activité (et donc pas seulement les vendeurs). La capacité qu’auront ces collaborateurs à construire des relations et de les entretenir sur une base structurée et régulière fera d’eux des professionnels qui contribueront encore plus au développement de votre entreprise.

Comment commencer ?

1.     Faites du développement des relations une priorité pour tous vos collaborateurs en contact avec vos clients.

2.     Éliminer toute source d’excuses. Avec une démarche structurée, développer les relations ne demande pas beaucoup de temps mais cette activité être planifiée comme d’autres tâches. Le développement des relations est avant tout un process (et peut dès lors s’apprendre). Ne pas être quelqu’un d’extraverti n’est donc pas une excuse.

3.     Adopter une démarche structurée basée sur des recettes (« comment faire pour »), un plan d’action et un système d’évaluation.

4.     Au besoin, demandez un support (voir http://www.expando.eu/files/business_development_program_20090404.pdf).

Nous sommes tous très occupés. A nous de déterminer les tâches qui ont le plus d’impact sur le développement de notre business.

Qu’allez vous faire maintenant ?

Sébastien Assouad

Les clés de l’efficacité personnelle

La performance individuelle tient aussi dans votre capacité à être efficace. J’entends par là votre capacité à produire des résultats plus rapidement.

Les quelques principes simples décrits ci-dessous vous permettront sans nul doute d’améliorer encore votre efficacité personnelle.

1.     Gérez vos priorités plutôt que votre temps. Au début de chaque journée, déterminez les 3 choses à faire qui auront le plus d’impact sur les résultats que vous souhaitez obtenir.

2.     Ne planifiez pas votre agenda à plus de 70% sur une semaine. Sinon, vous n’aurez plus le temps sinon de gérer les inévitables tâches non planifiées  à réaliser ; et votre efficacité sur les activités planifiées risque d’en souffrir.

3.     Exploitez la technologie et non l’inverse. Nous utilisons rarement plus de 30% des fonctionnalités qui nous sont offertes par les applications logicielles, les téléphones multifonctions et autres appareils high-tech. Ne passez pas trop de temps à explorer les dernières fonctionnalités offertes par la technologie.

4.     Sachez dire non. C’est en sachant dire non plus souvent que l’on augmente aussi sa performance. Avec politesse, dites que vous seriez ravi d’écouter, d’aider, de contribuer ou encore de donner un avis mais que le moment n’est pas opportun. Demandez un email court avec une explication claire de ce qu’on attends de vous et engagez-vous à réagir rapidement (vous verrez qu’on pourra souvent se passer de vous).

5.     Évitez les interruptions. Les interruptions tuent l’efficacité. Une interruption vous demandera toujours du temps pour reprendre votre activité en cours efficacement. Désactivez la notification visuelle et surtout sonore de réception de vos emails. Mieux, apprenez à relever vos emails seulement 3 fois par jour. Ne répondez pas systématiquement au téléphone.

6.     Prenez l’initiative. Si vous attendez trop des autres, vous mettrez souvent plus de temps à atteindre vos objectifs. Prenez l’initiative. Apprenez à vos collaborateurs à penser en termes de : « Quelle est la première action à prendre pour réaliser cela ? ». Invitez-les ensuite à la prendre immédiatement où à la planifier à court terme.

7.     Résoudre ce qui touche à l’émotionnel après 24 heures mais avant 72 heures. La vie de toute entreprise est faite d’interactions entre des personnes qui peuvent ne pas toujours être en phase. Pour plus d’efficacité, apprenez à résoudre ce qui touche à l’émotionnel au bon moment : ni dans la précipitation, ni trop tard.

L’efficacité personnelle est aussi ce qui distingue les bons collaborateurs des collaborateurs exceptionnels.

Qu’allez vous faire maintenant ?

Sébastien Assouad

Maintenir sa capacité à échouer

Lors d’une dernière rencontre avec un chef d’entreprise, ce dernier m’a dit  « Je ne peux pas me permettre de rater ce projet. Je l’ai donc postposé. ».  Lorsque j’entends cela, je sais que l’entreprise présente certainement un potentiel inexploité.

Vous avez peut-être vous aussi reconsidéré une initiative ou le lancement d’un projet parce que vous ne pouviez pas vous permettre d’échouer. Il s’agit d’une erreur à ne pas commettre.

Si vous voulez produire des résultats exceptionnels, vous devez vous donner la capacité de pouvoir échouer. Les entreprises et les professionnels les plus performants sont ceux qui savent prendre des risques prudents, ceux qui innovent, ceux qui prennent des initiatives et qui s’en donnent les moyens. Et se donner les moyens, c’est d’abord maintenir sa capacité à échouer.

Que ce soit à titre individuel ou collectif, le succès ne vient que si on entreprend ou si on prend effectivement action. Les meilleures entreprises n’ont pas connu que des succès. Certaines ont lancé de nouveaux produits qui se sont traduits en échecs retentissants avant de connaître la gloire. Certains professionnels se sont vus fermer des portes quand ils cherchaient des financements pour lancer un projet avant de recevoir la confiance d’un apporteur de capital. D’autres ont conclu des contrats de vente extraordinaires après avoir essuyé de nombreux refus.

Vous avez dès lors 3 questions essentielles à vous poser :

1)     Quels sont les initiatives et projets que j’hésite à entreprendre et que je ne fais pas parce que j’ai peur d’échouer ? Consignez les par écrit.

2)     Pour chacun de ces projets, quels sont les bénéfices pour moi et mon entreprise en cas de succès ? Consignez vos réponses par écrit également.

3)     Pour chacun de ces projets, quels sont ceux dont les bénéfices pèsent plus que les inconvénients éventuels en cas d’échec ?

Sur base de cette réflexion, la seule chose qu’il vous reste à faire est de prendre la première action sur un de vos projets sélectionnés.

Maintenez toujours votre capacité à échouer. C’est le meilleur acquis que vous aurez pour vous garantir un avenir encore meilleur.

Qu’allez vous faire maintenant ?

Sébastien Assouad

Comment répondre à la question difficile du moment ?

En ces temps économiquement agités, la question de la disponibilité de budgets pour une initiative ou un investissement est plus que jamais d’actualité. C’est un fait. Nous sommes dès lors confrontés encore plus à l’objection classique du budget, qui prend toutefois de nouvelles formes comme par exemple : « c’est la crise, nous avons bloqué tous les investissements », « nous devons actuellement nous serrer la ceinture », « c’est beaucoup trop cher dans le contexte économique actuel », …

Comment dès lors répondre à ce type d’objection ? Comme d’habitude, soyons concrets. Nous redéfinirons ainsi d’abord la notion d’investissement avant d’exposer le principe clé de la réponse à l’objection, illustré par des exemples pratiques.

Qu’est-ce qu’un bon investissement (et qui justifie donc un budget) ?

Un bon investissement est un investissement qui apporte un retour valable dans un délai valable. Poser la question de la pertinence de l’investissement revient donc à se poser la question de la valeur qu’il apporte pour l’entreprise et ses collaborateurs de même que le temps qu’il faudra pour qu’il apporte les bénéfices en question.

Dans le climat économique actuel, un investissement en formation est par exemple un bon investissement puisqu’il permet d’apporter rapidement aux collaborateurs de l’entreprise de nouvelles compétences qui leur permettent d’être plus confiants et plus performants. La formation est en outre un moyen pour l’entreprise de montrer à ses collaborateurs qu’elle est engagée vis-à-vis d’eux (ce qui rend les collaborateurs plus engagés vis-à-vis d’elle).

Répondre à la question difficile du budget doit dès lors se faire en intégrant, directement ou indirectement, la notion de valeur (différente du prix) au sein de la réponse.

6 exemples de réponses à l’objection du budget en temps de crise

1)     « Je comprends. Actuellement les budgets sont serrés dans toutes les entreprises et il est nécessaire de pouvoir justifier le retour sur investissement de chaque projet. Et spécifiquement, je peux vous montrer au moyen d’exemples précis comment nous avons permis à nos clients d’augmenter leur productivité. »

2)     « C’est ce que m’ont dit mes 4 derniers prospects. 3 sont devenus clients. » (on rassure sur la valeur de la collaboration)

3)     « Quel est le plus grand challenge que votre entreprise doit surmonter : qualité, part de marché, productivité, rentabilité ? » (puis faire le lien avec vos produits et services)

4)     « Pourquoi pensez-vous que certaines entreprises réussissent particulièrement bien et continuent à se développer dans le même marché ? »

5)     « Vos concurrents pensent peut-être eux aussi réduire les initiatives. Pensez-vous qu’il soit vraiment pertinent de faire pareil ? » ou « Pourquoi ne pas en profiter pour prendre un avantage décisif ? »

6)     « Gardons notre attention sur les résultats et le ROI. Quelle est la valeur que vous percevez de cet éventuel investissement en cas d’implémentation avec succès ? »

Une croissance en 2009 ?

Pourquoi pas ? Les temps ne sont pas forcément difficiles pour tout le monde. Fuyez les pessimistes ! 2009  pourrait être votre meilleure année. Remettre les choses en perspective permet aussi une prise de conscience : nous sommes dans une économie européenne de plus de 10.000 milliards d’Euros (PIB Europe des 27). Quelle est votre part du gâteau ?

Qu’allez-vous faire maintenant ?

Sébastien Assouad

Réflexions sur Viadeo, LinkedIn, Facebook et les autres

Inutile de vous demander si vous connaissez les réseaux sociaux sur Internet. Ils sont en effet devenus très populaires. Il en existe qui sont plutôt orientés business comme Viadeo ou LinkedIn par exemple, et d’autres que nous qualifierons de plus généralistes comme le bien nommé Facebook.

Mais ces réseaux sociaux contribuent-ils concrètement à faire progresser votre business ? La question mérite d’être posée. Et posons cette question en termes plus pragmatiques : quel est le retour sur investissement que l’on peut retirer de sa participation active à un réseau social Internet ? Je vous ferais part ici de ma propre expérience (qui peut bien entendu être différentes de toutes les autre) et de mes propres conclusions.

Mon profil sur Viadeo

Il y a quelques mois de cela, j’ai été surpris de m’entendre dire : « Comment, tu n’es pas sur Viadeo ? ». Non, effectivement, je n’étais pas « sur » Viadeo. N’ayant pu ignorer toutefois ce qu’était un réseau social Internet, et qui plus est à vocation professionnelle, je me suis posé la question de savoir si moi aussi, je devais « être » sur Viadeo. Ne disposant pas d’information objective sur le sujet et cédant aussi, faut-il l’avouer, au phénomène de mode, j’ai entrepris de définir mon profil sur Viadeo.

Publier mon profil m’a finalement pris près de deux heures, en ce inclus l’exploration du fonctionnement de ce système de réseautage Internet. Il ne fallut que quelques jours pour commencer à recevoir des demandes pour faire partie du réseau de personnes qui, pour la plupart, m’étaient parfaitement inconnues.

Le retour sur investissement

Lorsque vous recevez une demande pour faire partie du réseau de quelqu’un, vous avez finalement quatre options : ignorer la demande et effacer l’email (tiens, il vous revient quelques jours plus tard…), refuser directement, accepter directement, ou enfin faire quelques recherches sur la personne qui vous sollicite en vue de finalement accepter ou refuser. Cette dernière option m’est apparue la plus pertinente puisqu’il s’agit de faire partie de réseaux qui ont une certaine visibilité, ne fut-ce que sur le Net. Je me suis ainsi rapidement rendu compte qu’à chaque fois que je recevais une demande, cela me prenait quelques minutes pour consulter le profil de la personne en vue d’accepter ou de refuser. Il faut en outre être discipliné pour ne pas laisser ces demandes interromprent d’autres tâches. Ajoutons qu’au fil des semaines, votre présence au sein d’un nombre de réseaux croissant fait que vous recevez de plus en plus de demandes… qui exigent donc de plus en plus de temps de traitement.

Le principe du réseautage Internet « business » m’apparaissait en lui-même un concept intéressant. Son utilisation m’a toutefois fait prendre conscience que la plupart des personnes qui vous sollicitent ne cherchent finalement qu’une seule chose : faire en sorte que vous puissez les aidez EUX à faire progresser leur business. C’est ainsi que je me suis vu proposer moult propositions de collaboration. Il m’apparaît que beaucoup de membres de ces réseaux oublient un élément essentiel du marketing personnel : pour recevoir il faut aussi savoir donner…

Après plusieurs semaines de présence sur le réseau social Internet, je supprimais mon profil sur base d’un constat simple : le temps consacré à cette activité n’offre pas un retour sur investissement suffisant comparé aux autres approches utilisées pour développer mon activité.

Pour l’anecdote, j’ai pu observer récemment que Viadeo a permis à une PME qui remettait une offre à une multinationale pour un projet important, d’obtenir des informations très utiles sur le passé professionnel d’un décideur, et d’adapter sa proposition en conséquence. Auriez-vous apprécié en tant que décideur ?
Conclusion

Si vous avez atteint un niveau de succès qui vous permet de ne plus faire d’efforts constants pour développer encore votre activité ou votre entreprise, félicitations ! Prenez alors encore plus de temps pour votre famille, pour vous cultiver, faire du sport, vous divertir… ou passer des heures sur Viadeo, LinkendIn ou même Facebook.

Dans le cas contraire, rappelez-vous que dans le plupart des métiers, « business is relationships ». Et que construire des relations saines qui conduiront concrètement à des résultats durables, passe aussi par d’autres moyens que les réseaux sociaux Internet.

Qu’allez vous faire maintenant ?

Sébastien Assouad

Pourquoi les formations à la vente n’apportent-elles pas les résultats attendus ?

Dans le contexte économique actuel, la plupart des responsables d’entreprises l’ont bien compris : la formation de leurs collaborateurs est un élément clé de leurs bonnes performances opérationnelles. Ce n’est donc pas un hasard si l’offre de formation s’est considérablement développée ces dernières années. Malheureusement, et différentes études le prouvent, ces formations n’apportent pas toujours les résultats attendus par les donneurs d’ordres. Autrement dit, le retour sur investissement n’est pas au rendez-vous.

Voyons spécifiquement pourquoi les formations et les formations à la vente en particulier n’apportent souvent pas les résultats attendus.

Cause n°1 – Les objectifs ne sont pas clairement définis

Les objectifs d’un programme de formation doivent être précisément définis avec le Management. Ces objectifs doivent toujours être liés à la performance.

Il est de la responsabilité du formateur de définir en collaboration avec le Management ce que les participants devront pouvoir faire à l’issue de la formation et quand ils devront utiliser leurs nouvelles compétences. Il est également important de déterminer comment le Management saura que les collaborateurs formés utiliseront leurs acquis et comment juger que les compétences acquises auront été utiles.

La clé d’une formation efficace réside dans l’accord sur ces éléments fondamentaux entre le donneur d’ordre (le Management) et le formateur dans la définition des objectifs.

Cause n°2 – Les formations expliquent le « Comment » sans préciser le « Pourquoi »

La plupart des professionnels de la formation insistent sur le fait que leurs formations détaillent précisément « comment faire ». La vraie formation efficace implique également d’expliquer « pourquoi ».

Une formation vise à donner de nouvelles compétences, à faire changer des comportements. L’engagement d’une personne à changer son comportement vers un comportement plus efficace se fait uniquement si la personne comprend précisément pourquoi il est important de le faire. Si elle ne comprend pas le « pourquoi », elle ne saura que reproduire et ne pourra pas prendre l’initiative quand une ambiguïté se présentera.

Cause n°3 – Pas d’application pratique sur le job

Aucune formation ne peut être pleinement efficace si les nouvelles compétences et les nouveaux comportements ne sont pas testés et implémentés avec succès dans le day-to-day du collaborateur formé. C’est précisément la raison pour laquelle un formateur-consultant apportera plus de valeur ajoutée à une entreprise qu’un organisme de formation.

L’implémentation sur le job implique en effet le coaching et le support du formateur-consultant qui garantira que les nouvelles compétences et les nouveaux comportements seront utilisés avec succès dans l’environnement réel.

Cause n°4 – Pas de système pour consolider les acquis

Aucun changement de comportement ne peut résulter d’une session unique de formation. La consolidation des acquis est donc très importante. Elle vise à encourager l’utilisation des acquis mais aussi à décourager les comportements contre-productifs. Le système de consolidation ou de renforcement doit inclure un feed-back régulier par le Management ou le formateur-consultant. Le collaborateur formé doit pouvoir savoir continuellement s’il utilise ses acquis de la bonne façon et éventuellement comment corriger son comportement. C’est donc ici aussi que le coaching prend tout son sens.

Cause n°5 – Pas d’implication du Management

La formation est un processus vers une meilleure performance, qui doit être observable et mesurable. Le Management doit contribuer aux objectifs du programme de formation pour l’adapter précisément aux besoins et l’adapter à la culture de l’entreprise. Il doit aussi, en collaboration avec le formateur-consultant, définir un plan pour appliquer les acquis dans le job et établir des outils pour mesurer la performance.

Le Management doit supporter la formation vis-à-vis de ses collaborateurs. Le non-support du Management peut rendre la formation la plus élaborée ou la plus onéreuse tout à fait inefficace. Le support du Management par contre, peut transformer une formation mineure en une amélioration significative de la performance de ses collaborateurs.

Cause n°6 – Pas de système réaliste pour évaluer l’impact de la formation

Les formulaires traditionnellement donnés aux collaborateurs formés pour évaluer la formation reçue ne peuvent en aucune façon servir pour justifier les résultats de la formation vis à vis du donneur d’ordre. La question n’est pas d’ « aimer » la formation ou d’ « aimer » le formateur. Le seul critère valable, c’est le résultat. Des connaissances acquises n’ont aucune valeur si elles ne sont pas mises en pratique. Un changement de comportement n’a pas de sens s’il n’apporte pas les effets désirés.

L’absence de système mis en place pour mesurer la performance traduit l’incapacité d’une entité de formation à réellement justifier son impact sur les résultats. Dans le cas d’une formation à la vente par exemple, il est nécessaire de définir des moyens de mesure objectifs tels que l’augmentation de la part de marché ou le taux de conclusion par exemple. Des moyens de mesure subjectifs peuvent être également définis tels que une meilleure motivation ou une plus grande confiance en ses capacités.

Cause n°7 – Les formations à la vente classiques sont inadaptées

L’offre de formation est grande, spécifiquement en ce qui concerne la vente. Il est cependant décevant de constater que toutes les formations proposées sont orientées sur des techniques de persuasion, des techniques pour lever les objections ou encore des techniques de présentation « caractéristiques/bénéfices ». Ces formations sont inadaptées au contexte économique actuel.

La vente de services par exemple est tout à fait spécifique. Le vendeur vend en effet un savoir-faire, des compétences, des personnes. C’est donc un métier relationnel et les techniques classiquement enseignées sont inadaptées à cette spécificité.
La formation est un process utile et important, mais la performance doit toujours rester le but ultime.

Qu’allez-vous faire maintenant ?

Sébastien Assouad